Il était le début. D'une fin.

Publié le par Faustine

Elle regarde à gauche. Comme tous les jours. Tous les jours Elle tourne la tête. Et tous les jours, Elle voit. Elle est en voiture. A l'abri. Mais Elle voit. Elle devrait changer de trajet. Elle ne peux pas. Hypnotisée. Par ces colonnes de fumée, qui montent des bois alentour. Elle sait que ce sont des messages. Que ce sont des mots. Mais Elle ne les comprend pas. Ils sont dans les bois, jaillissant des troncs, des feuilles. Comme un rêve. Elle ne peux pas les toucher. Mais elles sont là pour Elle. 

 

Un jour, Elle a tourné à gauche. A l'intersection. Elle sentait l'appel. Plus fort. Plus puissant. Elle a tourné à gauche. Puis, elle a eu peur. Les bois, engloutissent tout. Même la peur. Alors Elle est repartie, dans l'autre sens. Le coeur battant. Sans se retourner. Elle a même cassé le rétroviseur. Pour être sure. Ne pas être attirée par les colonnes de fumée. 

 

Mais, même maintenant, Elle veut y aller. Elle sait. Elle n'en reviendra pas. Les colonnes ne sont que les messages. Elle ne connait pas les messagers. Et ils l'effraient. Elle ne sait pas. Qui sont-ils? Sont-ils, même? 

 

L'intersection approche. Les colonnes sont plus denses. Elles l'appellent. Elles scandent son nom. Elle ferme les yeux. Chante à haute voix. Pour couper le lien. Le contact. Elle fait des listes. Ce qu'elle va manger. Qui Elle va appeler.

 

Ne pas rester seule. Si Ils venaient la chercher?

 

Le vent a déserté l'endroit. Les feuilles ne bruissent qu'au rythme de la fumée. Soubresauts, après soubresauts. Discontinuité. Violence. Violence qui augmente, au rythme de l'envie. Au rythme de la peur. Au rythme de la fumée qui s'échappe en colonne. 

 

Elle met le clignotant. Il résonne dans le vide. Il résonne dans sa tête. Lui aussi. Il appelle. Elle ralentit. Expire. Inspire. Son coeur bat fort. Elle dit adieu au monde. Elle tourne à l'intersection...

 

Chemin.jpg

 

Lecteur, lectrice, tu as le droit à une explication. 

Depuis longtemps, je suis une passionnée. J'écris pour me faire du bien, j'écris pour me faire du mal, tout est matière et tout est mot. 

Avec ce blog, j'ai renoué avec une écriture tellement plus simple, tellement moins cathartique. Ce fut une révélation pour moi, un souffle d'air frais, un grand renouveau (en même temps, le jour ou tu peux t'identifier à un rouge à lèvre...)

Mais aujourd'hui, j'ai envie d'allier les deux. De te proposer mon autre écriture, mon autre vision du texte et de sa conception. De son thème tout simplement. 

Alors je commence par ce tout petit début de prologue, et j'espère qu'il te plaira. Pour le moment, il n'a pas de suite, elle n'est pas encore née. Elle viendra d'elle même quand le temps sera venue pour elle d'advenir à la lumière. Mais le concept lui, l'histoire, m'inspire. Alors on verra, ce qui croisera ma route pour me donner envie de continuer. 

J'espère que tu ne seras pas trop trop dur(e) avec moi, après tout, je n'ai aucune prétention. Ecrire fait partie de moi, comme une thérapie, comme une envie, tout simplement. Je ne suis pas écrivain, je ne le deviendrais pas. Mais ne pas être écrivain, n'empèche pas d'être une fille qui écrit. Ce que je suis. 

Bon dimanche, 

Faustine

 

ps: si tu veux te mettre totalement dans l'ambiance du texte, je te conseille d'écouter ca. Parce que, pour moi, musique et lecture vont ensemble. 

Publié dans Faustine S'exprime

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Clépo 05/08/2012 14:52

J'adore écrire moi aussi alors je t'envoie tout mon soutien !!

Faustine 05/08/2012 21:36



oh tu es trop mignonne! 



elinanami 05/08/2012 12:37

ces phrases courtes, où on sent l'héroïne essoufflée, ça augmente son angoisse, vivement le prochain :)

Faustine 05/08/2012 12:40



Ouais. Après, je sais pas faire de phrases longues. J'aime pas les grandes envolées lyrique, je sais pas faire, je suis très mauvaise. je préfère le discours haché... 


vivement que la suite arrive ici aussi (ca me démange)